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Jau-Dignac et Loirac

bord Fotolia_56271174_SLa commune de Jovis pour les romains se compose de trois paroisses distinctes, qui se réunissent en 1851. Trois petites communes regroupées depuis un siècle et demi, entre estuaire et océan. Autrefois, îles entourées d’eau, où on ne se déplaçait qu’en gabarre. Ces marais asséchés par les Hollandais au XVIIe siècle, bordés de tamaris, nourrissent la faune et les élevages, produisent des céréales, tandis que sur ces buttes de grave on récolte un vin généreux, avec sa vingtaine de crus d’appellation Médoc (AOC).

Phare de Richard

Dans la commune, en bordure des « polders de Hollande », un arbre guide la navigation sur l’estuaire de la Gironde, le plus vaste d’Europe : L’arbre de Richard. Au début du XIXe siècle, l’arbre est abattu par la tempête puis un phare en maçonnerie de 18m est construit en 1843. Ce lieu devient le rendez-vous communal et des bals popu- laires y sont organisés. En 1870, un deuxième phare est érigé à proximité, entière- ment métallique et d’une hauteur de 31 mètres ; les phares s’éteignent en 1953. Restés à l’abandon jusqu’en 1982, c’est un groupe d’adoles- cents Jauvisiens, soutenu par le Maire du village, qui décident de restaurer les lieux. L’année 1992 sera le point de départ d’une reconversion du site vers une vocation touristique et culturelle qui se développe encore. Du phare de Richard se dessine un superbe panorama sur l’estuaire de la Gironde, les côtes charentaises et les digues du Médoc. Il abrite actuellement le Musée de l’ostréiculture et de la pêche.